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Mieux comprendre le syndrome fémoro-patellaire, une des causes les plus importantes des douleurs du genou.

par Victor Puig Ramos

Le Docteur Cédric Danniau et Victor Puig, kinésithérapeute répondent à vos questions concernant ce syndrome constituant une des causes les plus importantes des douleurs du genou.

  1. Qu’est ce que syndrome femoro patellaire?

Le syndrome fémoro-patellaire, également appelé syndrome rotulien douloureux, correspond à une inflammation du cartilage du genou, entre la rotule et le fémur. Cette inflammation peut parfois s’étendre aux tissus mous aux alentours comme graisse de Hoffa. Son principal symptôme est la douleur, parfois le gonflement.

  1. Quels sont les symptômes et comment ai je pu attraper cela?

Le syndrome fémoro-patellaire est caractérisé par une douleur toujours située à la face antérieure du genou. Elle est souvent décrite comme une douleur “verticale” de part et d’autre de la rotule. Ce syndrome constitue une des causes les plus importantes des douleurs du genou.

Lors de la pratique du jogging par exemple, elle sera perçue au fur et à mesure de la course. Elle sera davantage ressentie lors des descentes, plus rarement en montée. En dehors de la pratique du jogging, elle sera également ressentie lors des positions assises prolongées (long trajet en voiture, séance de cinéma). C’est aussi ce que les professionnels appellent le signe du cinéma.

La douleur rotulienne sera plus fréquente chez les coureurs débutants ou lors d’une augmentation trop brutale du volume ou de l’intensité des sorties. La progressivité est un facteur essentiel dans la prévention des lésions.

 

Sur le plan anatomique, le syndrome rotulien est souvent associé à différentes caractéristiques comme une raideur de la chaîne musculaire antérieure (Psoas et quadriceps), un manque de contrôle de la stabilité du genou et du bassin. Il peut également être favorisé par une rotule trop mobile ou une gorge fémorale trop peu prononcée (« rail » dans lequel glisse la rotule).

 

Les experts ne sont pas tous d’accord, mais une laxité importante du pied pourrait également être associée au syndrome rotulien. Un pied très (trop) mobile a tendance à s’affaisser trop longtemps lors de l’appui, il entraînera des rotations au niveau du genou. On appelle cela la pronation tardive.

 

 

  1. Est ce que c’est grave?

Le syndrome fémoro-patellaire n’est pas un problème de santé grave. Il est cependant très fréquent principalement chez les coureurs et peut être très handicapant dans la pratique de la course a pied ou d’autres sports comme la marche, le football,…

 

Les sports sont toujours autorisés car l’arrêt total du sport entraîne une perte de la force musculaire, elle-même en grande partie responsable du syndrome rotulien.

 

Cependant, le sportif devra gérer son entraînement en fonction de sa douleur. Une douleur de l’ordre de 2/10 pourra être tolérée. Cette douleur pourra persister trois ou quatre heures après la course, mais pas plus.

 

Il est conseillé d’éviter ou de diminuer les séances en descentes et montées ainsi que les séances d’intervalles.

 

 

  1. La chirurgie est elle à envisager?

La chirurgie n’est presque jamais envisagée, sauf dans certains cas rares de malformation du genou ou de syndrome fémoro patellaire causé par un traumatisme sur la rotule. Test.

 

 

  1. Comment traiter cela

Une prise en charge par un physiothérapeute est généralement nécessaire afin de rectifier les contraintes biomécaniques qui sont en cause. Il s’agira d’étirer les chaines antérieures, de stabiliser le bassin en renforçant les muscles abdominaux et fessiers moyens, de stabiliser la rotule en renforçant le quadriceps et de travailler sur l’équilibre des pieds, genoux et bassin. (Proprioception). Un taping de soutien de la rotule pourra, dans certains cas, être utile pendant la course.

 

Dans les cas de pieds très laxes (« pronateur tardifs ») un bilan chez le podologue peut évaluer la pertinence de semelles afin de stabiliser le pied.

 

Dans certains cas également, une adaptation de la technique de courses à pied pourra être réalisée avec l’aide d’un kiné ou d’un préparateur physique. En effet des paramètres comme le nombre de pas, la longueur des pas, l’appuis du pied antérieur ou postérieur peuvent être modifiés pour diminuer les contraintes.

 

Dans la majorité des cas, il sera important de diminuer le nombre d’heures du sport qui provoque la douleur et de le remplacer par un sport mois contraignant le temps de la réadaptation. Par exemple : Remplacer une sortie jogging par une sortie vélo en terrain plat ou par de la natation.

 

 

Merci au Docteur Danniau pour sa participation. Retrouvez le  aux centres Axis Médical  & Atlas Médical

 

We care, You perform.

à propos de l'auteur

Victor Puig Ramos

Kinésithérapeute du sport spécialisé en course à pied. Passionné par la biomécanique et les pathologies musculo-squelettiques, je combine la thérapie manuelle et la rééducation active afin de rééduquer au mieux chaque patient.

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