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Genou

La gonarthrose

par Uperform

La gonarthrose est une maladie chronique associant une dégradation du cartilage articulaire, une atteinte de l’os situé sous le cartilage et une inflammation de la membrane synoviale, elle touche donc toute l’articulation du genou.

1) Qu’est-ce que l’arthrose du genou, ou gonarthrose ?

 

Plutôt courante, l’arthrose du genou reste une pathologie mal connue du grand public. Il s’agit de la pathologie articulaire la plus fréquente, sa survenue étant de plus en plus précoce. Ce n’est donc pas uniquement une « maladie de vieux », même si sa fréquence augmente avec l’âge et si elle est une des principales causes de handicap chez le sujet âgé.

 

 

La gonarthrose peut toucher l’articulation :

  • Fémorotibiale (entre le fémur et le tibia)
  • Fémoropatellaire (entre le fémur et la rotule)

 

 

 

2) D’où vient la douleur liée à l’arthrose ?

 

L’articulation du genou est composée de trois os : le fémur (les condyles fémoraux étant la partie basse de l’os), le tibia (le plateau tibial étant la partie haute du tibia), et la rotule (maintenue par le quadriceps).
Ces structures sont recouvertes de cartilage, une membrane dense et élastique, très souple et résistante mais mal vascularisée.
Dû à divers phénomènes mécaniques (comme une pression trop élevée) ou biologiques (notamment lié à l’âge), le cartilage disparait peu à peu. C’est usure et disparition progressive du cartilage qui provoque la douleur chez les patients arthrosiques.

 

Les douleurs liées à l’arthrose :

  • sont provoquées et amplifiées par le mouvement, et sont plus ou moins soulagées par le repos.
  • reviennent de manière chronique à chaque fois que l’articulation est sollicitée.
  • augmentent progressivement au cours de la journée.
  • peuvent être la source de réveils nocturnes en phase inflammatoire.

 

3) Quels sont les facteurs de risque ?

 

Il en existe plusieurs :

  • L’âge et la dégénérescence naturelle de l’articulation.
  • La surcharge pondérale (surpoids et obésité).
  • Les anomalies anatomiques de l’articulation.
  • Les séquelles des traumatismes articulaires, fréquents dans les activités sportives.
  • Les microtraumatismes répétés tels qu’on peut les rencontrer dans les sports de contact ou certaines activités professionnelles répétitives.

 

4) Est-ce grave ?

 

L’arthrose n’est pas grave en elle-même. Son évolution est lente, et entrecoupée de phases douloureuses aigües.
Dans les cas sévères, la douleur provoquée peut toutefois devenir difficile à contrôler.
Il est également important de comprendre que l’on ne guérit pas de cette pathologie. Une fois détectée, le traitement mis en place servira essentiellement à freiner son évolution afin d’apprendre à vivre avec et ne pas avoir à abandonner ses activités physique quotidiennes.

 

5) La chirurgie est-elle obligatoire ?

 

L’intervention chirurgicale n’est pas prophylactique en cas de gonarthrose. Le traitement visera toujours à chercher les options allant du moins invasif, comme la kinésithérapie, vers des options plus invasives (infiltrations, puis chirurgie en cas d’échec des traitements initiaux).

Dans les cas plus sévères, la chirurgie peut être envisagée. Elle sera proposée aux patients présentant une douleur permanente, et/ou un handicap physique provoqué par les douleurs.
Elle consistera à « remplacer » l’articulation via la pose d’une prothèse totale de genou (PTG).
Suite à cette intervention, un traitement kiné pourra alors démarrer.

 

6) En quoi consiste la rééducation kiné ?

 

Le traitement conservateur et post PTG se rejoignent sur de nombreux points. La différence se situera essentiellement sur les premiers semaines suivant l’éventuelle intervention chirurgicale.

En respectant le processus de cicatrisation, le travail s’axera sur :

  • La récupération d’amplitudes articulaires normales
  • La remise en charge de manière progressive de l’articulation
  • La récupération d’un schéma de marche correct
  • Le renforcement musculaire global (force, contrôle neuromusculaire, stabilité, …)
  • L’éducation du patient

 

7) Puis-je continuer à bouger ?

 

Contrairement aux traumatismes aigus, l’arthrose de genou n’impose pas l’arrêt de l’activité.

En dehors des phases fortement douloureuses et aigües, le maintien d’une activité physique contrôlée et adaptée joue d’ailleurs un rôle positif dans le ralentissement de l’évolution de la maladie.

Il est donc vivement conseillé de bouger, même si cela peut parfois paraitre paradoxal.

 

 

 

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