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Epicondylalgie de coude

par Uperform

L’épicondyle est la saillie osseuse externe de l’humérus au niveau du coude. C’est à cet endroit que viennent s’insérer plusieurs tendons, regroupés sous l’appellation d’épicondyliens.

1) Un peu d’anatomie :

 

L’épicondyle est la saillie osseuse externe de l’humérus au niveau du coude. C’est à cet endroit que viennent s’insérer plusieurs tendons, regroupés sous l’appellation d’épicondyliens. Ces complexes musculo-tendineux participent essentiellement à l’extension du poignet et des doigts, ainsi qu’à a supination de l’avant-bras.

 

Sur la saillie située intérieurement à l’humérus, l’épitrochlée (ou épicondyle médial), viennent s’insérer les muscles épitrochléens, responsables eux de la flexion du poignet et des doigts, ainsi que de la pronation de l’avant-bras.

 

 

2) Qu’est-ce qu’une épicondylalgie de coude ?

 

Ce terme réfère à toutes douleurs rencontrées sur ces deux reliefs osseux, généralement liées à l’inflammation ou l’irritation d’un ou plusieurs des tendons s’y insérant.

 

On utilise couramment les termes « d’épicondylite », ou « tennis elbow » pour l’un, et « d’épitrochléite », ou « golfer’s elbow » pour l’autre, bien que ces appellations ne soient pas toujours appropriées à la situation.

 

3) Quels sont les mécanismes lésionnels ?

 

Ce type de pathologie se caractérise par des micro-déchirures ou des petites lésions au niveau d’un ou plusieurs tendons ou de leur insertion sur l’os. Les lésions sont liées à des micro-traumatismes répétés, créant une irritation progressive de la structure.

Si le corps, d’ordinaire capable de se réparer, n’est plus en mesure de le faire à force de subir du stress, ces déchirures se multiplient, et provoquent des douleurs dues à l’inflammation et à l’affaiblissement du tendon.

Les circonstances d’apparition sont donc régulièrement les mêmes :

 

  • Pratique intensive d’un sport, en particulier ceux impliquant des chocs répétés (ex : tennis, golf, …)
  • Modification soudaine du volume ou de l’intensité d’entrainement
  • Matériel inadaptée
  • Mauvais contrôle moteur et faiblesse musculaire
  • Mauvaise technique dans le geste sportif

 

4) Quels sont les symptômes ?

 

Ce type de blessure peut apparaître de manière progressive ou suite à un évènement spécifique. L’intensité du problème produira des symptômes plus ou moins importants. Parmi ceux-ci, l’on retrouve :

 

  • Une douleur précise et localisée sur l’épicondyle, pouvant irradier dans l’avant-bras
  • Des douleurs s’accentuant à l’effort, et se calmant généralement au repos
  • Une raideur dans l’avant-bras

 

Dans les cas plus sévères, cette douleur peut par ailleurs être constante et présente même au repos.

 

5) Est-ce grave ?

 

Comme la majorité des tendinopathies, il s’agit de pathologies plutôt fréquentes dont on se débarrasse généralement assez facilement et rapidement lors d’un prise en charge précoce. 

 

Elles peuvent toutefois devenir problématiques et plus difficilement traitables lorsqu’elles sont installées depuis plus longtemps, et lorsque l’intensité est élevée. En cas de mauvais traitement, il n’est pas rare d’observer des sujets conservant des douleurs durant des mois voire des années !

 

6) La chirurgie est-elle une option ?

 

Le geste chirurgical reste exceptionnel et sera uniquement considéré en cas d’échecs répétés des traitements conservateurs ou lors de complications liées à l’absence ou mauvais traitement initial.

 

7) Puis-je continuer à m’entraîner ? Quels réflexes faut-il prendre ?

 

Les épicondylalgies, qu’elles soient latérales ou médiales, nécessitent d’être prise au sérieux dès le départ afin d’éviter les complications et aggravations.

 

À l’apparition des premiers symptômes, un arrêt momentané des activités qui provoquent de la douleur est recommandé. Ces activités peuvent être remplacées  d’autres, qui déchargent le tendon, comme le vélo et la natation.

 

Enfin, abstenez-vous d’abuser de glace et d’anti-inflammatoires, car ces modalités nuisent en général à la guérison des structures.

 

Ensuite, c’est l’importance des symptômes et l’amélioration de la situation qui détermineront la durée d’arrêt relatif de l’activité.

 

Il conviendra de discuter de la meilleure option avec votre médecin.

8) Comment se déroule la rééducation ?

 

Les séances de kinésithérapie démarrent en prêtant attention à la symptomatologie douloureuse du sujet. L’interrogatoire, l’examen clinique ainsi que l’utilisation d’imageries médicales (échographie) permettront au thérapeute d’identifier la cause du problème afin d’être le plus efficace possible dans sa prise en charge.

 

En respectant la symptomatologie, le travail s’axera sur :

  • Le travail de la mobilité articulaire et souplesse tissulaire
  • La remise en charge de manière progressive de l’articulation et des tendons
  • Le renforcement musculaire global et spécifique (force, contrôle neuromusculaire, stabilité, …)
  • La réathlétisation et la remise dans le geste sportif (avec travail technique au besoin)

 

9) Vais-je retrouver mon niveau d’avant blessure ?

 

Cette pathologie, bien que possédant un pronostic favorable, nécessite d’être prise au sérieux dès le début. 

 

Cependant, à condition de respecter les consignes et recommandations transmises par votre chirurgien et votre thérapeute, vous retrouverez une activité sportive normale.

 

10) Que puis-je faire pour accélérer le processus?

 

Vous êtes l’acteur principal de votre rééducation !

 

Afin d’accélérer le processus de guérison, veillez à respecter au mieux les recommandations des professionnels de santé avec lesquels vous collaborez. 

 

La paresse ou, au contraire, l’excès de zèle, seront vos ennemis.


A l’inverse, discipline, rigueur, persévérance ainsi qu’un état d’esprit positif et volontaire vous aideront à revenir au plus vite en pleine forme !

 

 

 

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